AFRIQUEMEDIUM.COM-À l’ouverture de la 3ᵉ édition du Forum d’Abidjan sur les frontières, en Côte d’Ivoire, le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), S.E. M. Mahmoud Ali Youssouf, a appelé à faire des frontières africaines de véritables espaces de coopération, de paix, de sécurité et de prospérité partagée.
Il a salué l’engagement constant de S.E. M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et Champion de l’Agenda 2063, en faveur de la réalisation des ambitions continentales de développement de l’Afrique, et exprimé sa gratitude aux autorités ivoiriennes pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité.
S’exprimant sur le thème du Forum, « Les populations aux frontières : culture, sécurité et intégration », le Président de la Commission @ymahmoudali a souligné que le respect de la souveraineté nationale est pleinement compatible avec le renforcement de l’intégration culturelle, économique et commerciale. Il a rappelé que les communautés transfrontalières, unies par des langues, des traditions et un patrimoine culturel communs, constituent un atout majeur pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et le développement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Il a plaidé en faveur du développement des corridors transfrontaliers, de la modernisation des postes-frontières, de la simplification des procédures et du renforcement de la gestion coordonnée des frontières, afin de faciliter la circulation des personnes et des biens.
Tout en soulignant les vulnérabilités particulières des zones frontalières face au terrorisme, aux trafics illicites et à la criminalité organisée, il a insisté sur la nécessité d’intensifier la coopération entre les États voisins pour relever efficacement ces défis communs.
Le Président de la Commission a également exhorté les États membres de l’Union africaine à ratifier la Convention de Niamey de 2014 sur la coopération transfrontalière et le Protocole de 2018 relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et au droit d’établissement.
Il a enfin réaffirmé que l’édification d’une Afrique pacifique, intégrée et prospère repose sur une gouvernance efficace des frontières, centrée sur les populations et leurs besoins, afin de transformer les lignes de séparation en passerelles de coopération, de rapprochement et de développement partagé.