Réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), où Eiffage avait en charge la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance pour une durée de 30 ans, le premier tronçon de l’autoroute (Dakar-Diamniadio) a été mis en service en août 2013, suivi du second tronçon (Diamniadio-AIBD) en octobre 2016. Une arnaque dénoncée à l’époque dans le montage financier qui avait irrité plus d’un sénégalais.
D’abord, un contrat de partenariat est un contrat global comprenant entre autres: le financement et la réalisation. C’est-à-dire, la construction, la réhabilitation, l’exploitation et/ou la gestion. Dans cette affaire de partenariat, le financement public est plus que «débordant». L’État du Sénégal a apporté 319, 2 milliards de FCFA contre 61 milliards de la société Eiffage. Cet apport de l’État est réparti comme suit: 193,5 viennent du Budget Consolidé d’Investissement, 52,5 milliards sont venus de la Banque Mondiale, l’Agence française de développement a participé pour 40 milliards, et la Banque africaine de développement a déboursé 33,2 milliards.
En 2021 à la suite d’une renégociation, l’État du Sénégal est entré dans le capital de SECAA avec une participation dans la gouvernance de la concession notamment dans la gestion et le pilotage de l’exploitation, avec un suivi particulier du programme d’investissement, des recettes d’exploitation et des charges associées, en toute transparence. En outre, l’Etat du Sénégal en dehors de ses 25% bénéficie depuis cette date des dividendes pour chaque exercice.il perçoit une redevance domaniale annuelle représentant 2 % du chiffre d’affaires annuel de SECAA, avec un minimum de 800 millions de F CFA par an, au lieu de 1 000 F CFA par an dans le premier contrat actuel.
Mais malgré ces efforts, le Sénégal semble avoir négligé un détail de taille dans la réalisation de l’autoroute à péage et les usagers ne diront pas le contraire. l’éclairage, un des piliers fondamental pour rendre attrayant et visible une route, manque cruellement sur l’axe Dakar-Aibd.
Pire les usagers qui passent la nuit sur l’autoroute de l’insécurité et de l’obscurité à partir de 19 heures s’indignent chaque jour de l’indifférence de la société française et de son traitement inhumain et irresponsable vis à vis des sénégalais.
Eiffage n’a aucune considération envers les sénégalais. la Société française n’est intéressée que par l’appât de gain et la rentabilité de son business sur le dos des usagers. En réalité, le Groupe Eiffage sous le feu de critiques depuis des années est une société prédatrice en Afrique qui s’est fait des centaines de milliards au Sénégal entre 2013 et 2024. rien que pour l’année 2024 le groupe Eiffage, gestionnaire de l’Autoroute de l’Avenir au Sénégal, a annoncé un chiffre d’affaires de 67 millions d’euros (soit 43,5 milliards de francs CFA).

