AFRIQUEMEDIUM.COM- L’ancien président sénégalais Macky Sall est l’un des quatre candidats en lice cette semaine pour le poste de secrétaire général des Nations Unies. Il est le seul Africain parmi ceux qui aspirent à succéder à António Guterres, qui quittera ses fonctions à la fin de l’année.
Dans son offensive diplomatique pour briguer le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall a rencontré ce lundi aux États-Unis des acteurs de la société civile à la veille de son grand oral devant des ambassadeurs des 193 États membres de l’ONU
Le candidat au poste de secrétaire général de l’Onu a démolit les accusations de repressions meurtrières lors des manifestations de 2021 à 2024 et ayant couté la vie à 80 sénégalais: «j’ai été élu en mars 2012 puis réélu en février 2019, après avoir exercé un premier mandat de sept ans j’ai réduit à cinq ans pour les mandats suivants à la suite d’un référendum que j’ai même initié avant de quitter le pouvoir sans tenter de me maintenir. et pourtant J’avais la majorité absolue des maires. Si tel avait été mon choix, j’aurais peut-être pu rester. J’ai choisi la démocratie », a-t-il déclaré avant de rappeler la vendetta et les tentatives de déstabilisation dont le Sénégal a été victime sous son dernier mandat: « Ils ont incendié des maisons de citoyens, saccagé des locaux de presse, menacés des magistrats , sabordés des chantiers du Ter et du Brt , brûlé l’université de Dakar et tué des citoyens dans des véhicules de transport public ciblés par des actes de terroristes.»
Devant des membres de la société civile internationale, l’ex-président du Sénégal a dénoncé la campagne de diabolisation contre sa personne et soutient qu’il reste zen et imperturbable: «Mais comme je suis un homme politique, j’accepte tout cela. Ça fait partie du jeu. Il faut avoir les capacités de contenir toutes ces agressions, qu’elles soient verbales, parfois même physiques. Ça fait partie des règles du jeu en politique. Je suis suffisamment préparé pour faire face à ce genre d’événements».
Abordant la question de la loi d’amnistie, Macky Sall a soutenu un choix dicté par l’intérêt supérieur de la nation pour décrisper la situation politique avant son départ du pouvoir: « N’étant pas candidat, je ne voulais pas laisser derrière moi un pays détruit. Il faut pouvoir pardonner. C’est ça le sens de la loi d’amnistie qui a été votée contre la volonté de mon camp. Mais j’ai agi comme chef d’État en regardant seulement la volonté du pays. Quel était l’intérêt du Sénégal ? Ce n’était certainement pas de laisser des gens en prison, de laisser un pays en feu et de partir », a-t-il défendu
Dans le même sillage, le candidat au poste de SG de l’ONU souligne que: « la loi Elle d’amnistie a permis d’effacer tout ce qui s’est passé, de libérer tous ceux qui étaient en prison, des détenus politiques, dont Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Ils ont participé aux élections et ils ont gagné démocratiquement. Donc c’était le choix et la volonté des Sénégalais de leur donner le pouvoir. C’est la voie royale. C’est le peuple qui donne, ce n’est pas par la rue qu’on va acquérir le pouvoir. Et le Sénégal a montré la solidité de ses institutions, la démocratie et le modèle sénégalais a prévalu. Voilà ce qui s’est passé.»
Poursuivant, le prédécesseur de Bassirou Diomaye Faye précise que: «On ne peut pas accuser le président de la République qui est au sommet de la pyramide, qui a défendu la République et dire qu’il est responsable de meurtres. De quels meurtres il est responsable ? Le Président a-t-il donné l’ordre à qui que ce soit d’aller tuer des jeunes ? Donc c’est un récit qui est contraire à la réalité»,
En conclusion Macky Sall prévient les nouvelles autorités de son pays et leur lance un defi: «Si les gens veulent revenir sur les événements, il y a des moyens. Il faut abroger la loi d’amnistie. En ce moment, les dossiers ressortent. On saura qui est qui, qui a fait quoi. qu’ils soient prêts à assumer et à répondre de leurs actes. les faits sont là. Et les dossiers sont toujours devant la justice.»

