AFRIQUEMEDIUM.COM-Michael Randrianirina face à ses responsabilités. Le colonel malgache, devenu homme fort de la Grande Île après un coup d’État en octobre dernier, s’est rendu ce lundi au sommet extraordinaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) consacrée essentiellement à Madagascar. À Pretoria, en Afrique du Sud, le chef du gouvernement malgache a été confronté aux 15 autres États membres de la SADC.
Premièrement en cause: depuis la prise de pouvoir de Madagascar par les autorités militaires, les dirigeants de l’opposition au régime sont visés par des arrestations arbitraires. Les membres actifs du mouvement de la Génération Z, un mouvement de la jeunesse qui avait organisé des protestations contre l’ancien président puis contre le nouveau régime, sont aussi régulièrement ciblés par les autorités. Enfin, la SADC demande aussi au nouveau gouvernement le retour sur la Grande Île des exilés politiques.
Dans leur communiqué rendant compte du sommet, notamment publié sur X, la SADC rappelle aux autorités « la nécessité de respecter le calendrier de la transition« . Depuis octobre 2025, le Sénat et la Haute cour constitutionnelle sont dissous. Seule l’Assemblée nationale continue de fonctionner. Pour la SADC, les autorités au pouvoir doivent « mener des réformes transparentes, engager une concertation nationale et favoriser la réconciliation entre toutes les composantes politiques du pays« .

