AFRIQUEMEDIUM.COM-Réunis ce jeudi dans la salle de l’Assemblée générale de l’Onu, les prétendants à la succession de Antonio Guterres au poste de SG des nations Unies  tels que la Chilienne Michelle Bachelet, l’Équatorienne Maria Fernanda Espinosa, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan, la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett et le Sénégalais Macky Sall ont ainsi défendu leur vision d’une ONU confrontée à de profondes crises.
Pour sa part, le candidat Macky Sall, a défendu sa vision du multilatéralisme qui est au cœur de sa campagne et de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Il a encore plaidé pour une Onu réinventée, une Refonte du système financier mondial, une Gouvernance mondiale inclusive, la paix, le développement, un leadership pragmatique et pour un multilatéralisme inclusif et réformé, visant à corriger les déséquilibres du système mondial actuel.
Le Candidat Sall a insisté sur le rôle du futur SG comme « bâtisseur constant de ponts », capable de parler aux membres permanents du Conseil de sécurité et de maintenir la confiance des États membres. Pour lui, l’ONU doit continuer à jouer son rôle historique de garant de la paix mondiale, hérité de l’après-Seconde Guerre mondiale.
Revenant sur son expérience, Macky Sall a rappelé ses douze années à la tête du Sénégal et sa présidence de l’Union africaine. Il a notamment évoqué ses rencontres avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky au début de la guerre en Ukraine, malgré les critiques, pour défendre les intérêts d’un continent de 1,5 milliard d’habitants frappé par le blocus des céréales et des engrais.
Selon lui, le futur Secrétaire général doit incarner une diplomatie de contact permanent, capable de dépasser les tensions pour reconstruire la confiance entre les États et préserver l’ONU face aux fractures géopolitiques.
Interrogé sur la manière d’agir en cas d’absence de soutien du Conseil de sécurité, il a mis en avant les prérogatives et l’autorité morale attachées à la fonction de secrétaire général. « La Charte des Nations Unies définit clairement les prérogatives du secrétaire général. Parmi celles-ci figurent son rôle de facilitateur, mais aussi celui d’alerteur précoce, capable d’agir en amont grâce à la diplomatie préventive. Il doit pouvoir, avec toute l’autorité requise, dialoguer avec les principaux belligérants, notamment lorsqu’il s’agit des membres permanents du Conseil de sécurité. C’est là que le travail est le plus difficile », a-t-il déclaré.
A en croire Macky Sall, le succès du secrétaire général repose avant tout sur son impartialité et la confiance que lui accordent les États membres. « Mais je crois que l’impartialité du secrétaire général, sa responsabilité de conduire l’organisation avec la confiance des États membres doit l’amener à être ce bâtisseur constant de ponts entre les pays et de création de la confiance qui nous permet d’assumer notre rôle historique », a-t-il souligné.
L’ex Dirigeant de l’union africaine a également appelé les dirigeants du monde à préserver et renforcer le multilatéralisme, estimant que l’ONU demeure un pilier essentiel de la paix internationale. « Les dirigeants de nos pays ne doivent pas détruire l’organisation. Au contraire, ils ont chacun une ambition que l’ONU doit continuer à jouer le rôle qu’il a toujours joué et ça a été un rôle très important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La génération actuelle de dirigeants doit travailler main dans la main, dans un climat de confiance, afin de construire un monde meilleur où la paix soit la plus largement partagée possible », a conclu le candidat sénégalais.