AFRIQUEMEDIUM.COM-Les États-Unis ont brandi ce jeudi des sanctions à l’encontre de Joseph Kabila. Il est accusé par Washington de « semer l’instabilité » dans son pays en soutenant le groupe armé AFC/M23. En septembre 2025, l’ancien président congolais avait été condamné à mort par contumace dans son pays pour complicité avec le M23
il est désormais sous le coup d’une condamnation à mort et sous sanctions des Etats-Unis: Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, est désormais considéré comme un paria dans le pays qu’il a quitté en 2023 mais où il est récemment réapparu, venant inquiéter Kinshasa.
Fils de Laurent-Désiré Kabila, rebelle ayant fait tomber le dictateur Mobutu Sese Seko, Joseph Kabila, 54 ans, avait hérité du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC) par une succession de type monarchique après l’assassinat de son père en janvier 2001.
« Avec sa voix timide et sa jeunesse (il n’avait alors que 29 ans), il donnait l’impression au début d’être un personnage falot », écrit l’historien belge David Van Reybrouck dans un ouvrage de référence sur le Congo.
En 2019, au terme de deux mandats, Joseph Kabila quitte le pouvoir en laissant la place à l’actuel président Félix Tshisekedi et avec le statut de sénateur à vie ainsi qu’une immunité parlementaire. En 2023, il quitte le pays et reste discret sur ses déplacements, apparaissant notamment en Afrique du Sud ou en Namibie.
Après s’être tenu à l’écart pendant plusieurs années, il réapparait en mai 2025 à Goma, capitale de la province orientale du Nord-Kivu, quatre mois après la prise de la ville par le groupe armé antigouvernemental M23. Même silhouette carrée, son habituelle barbe en moins. Quelques jours auparavant, l’ex-président, qui jouit encore d’un important réseau d’influence, avait déclaré dans une rare allocution en ligne que « la dictature doit prendre fin » en RDC et qu’il est prêt à « jouer sa partition ».

