AFRIQUEMEDIUM.COM-Après le Venezuela, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ces derniers mois, le Tchad a annoncé sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale, évoquant son efficacité « limitée et à géométrie variable », lundi dans un communiqué du porte-parole du gouvernement. « Cette décision est l’aboutissement d’un examen approfondi du fonctionnement de la Cour pénale internationale, depuis son entrée en fonction en 2002, ainsi que de son bilan dont l’efficacité demeure limitée et à géographie variable », indique le texte qui dénonce une activité concentrée sur le continent africain, en particulier ou plus largement sur le « Sud global ».
Sur les treize enquêtes ouvertes par la Cour depuis son entrée en vigueur, neuf « concernent des Etats africains, contre quatre ouvertes dans d’autres régions du monde mais sans avancées concrètes », fustige le porte-parole. « À la même date la Cour ne compte plus que sept personnes détenues, dont six, sont poursuivies dans des situations africaines », insiste le communiqué.
Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement du Tchad, Gassim Cherif, a défendu la décision de son pays comme un « acte de souveraineté » sur le média Tchadinfos. « Nous estimons que la CPI est devenue un outil de domination, un instrument de néocolonialisme », a déclaré Yassim Chérif.

