AFRIQUEMEDIUM.COM-La croissance économique africaine devrait ralentir à 4,2% en 2026, contre 4,4% en 2025, avant de se redresser à 4,4% en 2027, selon la Banque africaine de développement dans ses perspectives économiques annuelles pour la région.
La BAD a averti que cette projection pourrait être revue à la baisse si la guerre en Iran se prolonge au-delà de son calendrier actuel. Le conflit, qui a débuté fin février, a fait grimper les prix de l’énergie, des denrées alimentaires et des engrais en raison des perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Si le conflit dure entre trois et six mois, la croissance du produit intérieur brut réel devrait reculer de 0,4 point de pourcentage pour atteindre 4% en 2026, selon la banque.
La guerre a affecté la région de manière inégale. L’activité économique en Afrique de l’Ouest devrait rester globalement stable par rapport à 2025, tandis que la croissance en Afrique de l’Est devrait ralentir à 5,9% en 2026, contre 6,6% l’année dernière. La croissance en Afrique australe devrait quant à elle s’établir à 2,1%, contre 2,3%.
La BAD a encouragé les pays exportateurs de pétrole à épargner les bénéfices exceptionnels générés par la hausse des prix du brut, via des fonds souverains ou d’autres mécanismes contra-cycliques, afin d’amortir l’impact d’une correction attendue des prix après la guerre.
L’inflation devrait atteindre en moyenne 10,4% cette année, soit 0,9 point de pourcentage de plus que la précédente estimation de la BAD, mais en recul par rapport à 13,7% en 2025. Ce repli est attribué à une meilleure production agricole et à un resserrement de la politique monétaire. L’inflation devrait rester inférieure à 5% dans 26 pays africains cette année.
La banque a averti que les banques centrales africaines doivent mettre en œuvre des politiques monétaires et de change prudentes, adaptées à l’ancrage des anticipations d’inflation à long terme. Elle a également souligné que les banques centrales doivent agir de manière décisive pour éviter que la hausse des prix de l’énergie ne se propage à l’ensemble des prix via des effets de second tour.

