AFRIQUEMEDIUM.COM-Suite aux élections présidentielles et législatives qui se sont déroulées dans le calme et dans la sérénité en Guinée Bissau, le candidat, Fernando Dias en complicité avec le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) et une partie de la presse étrangère, a annoncé lundi sa victoire à l’élection présidentielle soutenant avoir recueilli plus de 50 % des voix.
Des affirmations gratuites, fallacieuses et dénuées de tout fondement dans le simple souci de semer le trouble et au finish accuser le pouvoir et la commission nationale électorale d’un hold-up électoral après la proclamation  des résultats officiels.
Une stratégie déjà vouée à l’échec dans la mesure ou les scrutins présidentiels et législatives du 23 novembre se sont tenus sous la supervision de la mission d’observation électorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de la mission d’observation (MOE) pour les élections présidentielles de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et sous le regard de plusieurs observateurs indépendants.
Il est important de noter qu’actuellement, le décompte des voix se poursuit et la Commission nationale électorale (CNE) a annoncé dimanche un taux de participation provisoire de plus de 65% qui pourrait grimper d’ici la fin des décomptes par rapport au 860.000 électeurs dont ceux de la diaspora avec 25 034 en Afrique et 26 420 en Europe appelés Dimanche passé aux urnes pour élire le Président de la république et 120 députés.
Toutefois, au vu des résultats à notre disposition, les Bissau-Guinéens ont choisi la continuité avec le général Umaro Sissoko. le candidat sortant Emballo arrive en tète à Bissau, à Bafatá, à Gabu à Bissorã, à Bolama, à Cacheu, à Bubaque, à Catió, à Mansôa, à Buba, à Quebo,  Canchung, à Farim, à Quinhámel et  Fulacunda sur les 3728 bureaux de vote.
Se sentant désavoués par la majorité des Bissau-Guinéens, le candidat, Fernando Dias et ses sbires ont choisi la voie de la manipulation et de la désinformation mais les résultats provisoires qui seront publiés le 27 novembre leur feront taire à jamais.
Pour rappel, En Guinée-Bissau, parmi 12 candidats qui étaient en lice pour la présidentielle, le président sortant Umaro Sissoco Embalo, était donné favori. le président de la République de Guinée-Bissau est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable une seule fois. Pour être élu dès le premier tour, le candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages valides.
Si aucun candidat n’a cette majorité, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête, dans un délai de 21 jours. Celui qui recueille le plus de suffrages parmi les deux candidats, remporte l’élection.
Pour les législatives, les électeurs doivent élire 102 députés à l’Assemblée nationale. Le système électoral repose sur un scrutin proportionnel plurinominal dans les 27 circonscriptions nationales que compte le pays, pour un total de 100 sièges.  Les deux sièges restants sont pourvus à un scrutin uninominal majoritaire et sont attribués à la diaspora.  Les partis politiques ont l’obligation de présenter des listes de candidats dont 36% sont composées de femmes.
A l’issue de ces élections législatives, le Premier ministre sera issu du parti ou de la coalition majoritaire à l’Assemblée nationale populaire, en raison du caractère semi-présidentiel du régime.  L’article 98 de la Constitution bissau-guinéenne stipule que le Premier ministre est nommé par le Président de la République en prenant en compte les résultats des élections après avoir entendu les forces politiques représentées à l’Assemblée Nationale Populaire.
Hortense Diallo