Le chef de la junte au Mali, Assimi Goïta, a renforcé ses pouvoirs et cumule désormais ses fonctions de président avec celles de ministre de la Défense en remplacement de Sadio Camara, tué le 25 avril lors d’attaques sans précédent de jihadistes et de rebelles indépendantistes touareg contre le régime militaire, largement affaibli.

Le Mali fait face à une situation sécuritaire critique et est en proie à l’incertitude après ces attaques cordonnées d’ampleur menées par des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda) et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA), à dominante touareg, contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir à Bamako.

Plusieurs villes et localités du nord du Mali sont désormais sous contrôle des jihadistes et de leurs alliés du FLA.

Le ministre de la Défense Sadio Camara, 47 ans, un des piliers de la junte, a été tué à Kati, fief de la junte proche de la capitale, Bamako, lors de ces attaques qui ont visé plusieurs grandes villes.

Face à cette situation, le président Goïta a décidé de renforcer son contrôle sur l’armée. Désormais, il « assure les fonctions de ministre de la Défense et des Anciens combattants », selon un décret lu lundi sur l’ORTM par un présentateur, neuf jours après le décès du général Camara.