AFRIQUEMEDIUM.COM-Au Gabon, après la présidentielle de 2023 marquée par un coup d’Etat annulant les résultats et l’arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema, une voix continue de s’élever contre la légitimité de ce régime : celle d’Albert Ondo Ossa, économiste et universitaire. L’homme politique et ex-candidat se déclare toujours vainqueur du scrutin.

Albert Ondo Ossa persiste et signe, il se proclame vainqueur de la présidentielle de 2023 au Gabon. L’économiste dénonce l’élection organisée en 2025 de Brice Clotaire Oligui Nguema. “Il y a un organisme chargé de l’organisation de l’élection présidentielle. Cet organisme a donné des résultats le 27 août 2023. Ces résultats je les ai, le putschiste en chef Oligui Nguema les a, l’ancien président les a. Et sur des principes de droits, de ce point de vue, je suis le candidat élu” affirme sur TV5MONDE, Albert Ondo Ossa.

Le Gabon traverse une séquence historique, marquée par des tensions persistantes et une recomposition du pouvoir. Le 26 août 2023, les Gabonais sont appelés aux urnes pour départager le président sortant, Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009, et son principal rival, Albert Ondo Ossa, candidat unique d’une large coalition d’opposition.

Mais très vite, le scrutin est entaché de soupçons. Avant même la fin du vote, Albert Ondo Ossa dénonce des “fraudes” et revendique la victoire, appelant le chef de l’État à quitter le pouvoir. Dans la foulée, les autorités prennent des mesures drastiques : coupure d’Internet, instauration d’un couvre-feu et restrictions des rassemblements.

L’élection de 2023 devait marquer un tournant. Ali Bongo est proclamé vainqueur avec environ 64 % des voix, contre près de 30 % pour Albert Ondo Ossa. Des chiffres immédiatement rejetés par l’opposition, qui dénonce alors un scrutin biaisé. Quelques heures après l’annonce des résultats, un groupe de militaires renverse le régime et annule le scrutin.

À la tête de cette transition, le général Brice Oligui Nguema promet un retour à l’ordre constitutionnel. Celui-ci intervient en avril 2025 avec une nouvelle élection présidentielle. Brice Oligui Nguema est élu président avec environ 94,85 % des voix, dans un scrutin marqué par une forte participation.

Un score écrasant contesté par Albert Ondo Ossa qui remet en cause le nouvelle Constitution gabonaise adoptée le 29 décembre 2024. “Ce n’est pas une élection. Une élection afin qu’elle soit valide repose sur un texte, or la Constitution n’a pas eu la majorité qualifiée, parce qu’elle reposait sur un texte, le référendum qui n’a même pas eu la majorité qualifiée” affirme l’économiste. La Cour constitutionnelle a validé la victoire du oui avec 91% des suffrages et une participation de 54%. Elle instaure une limite d’âge de 70 ans pour les candidats à la

Au Gabon, après la présidentielle de 2023 marquée par un coup d’Etat annulant les résultats et l’arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema, une voix continue de s’élever contre la légitimité de ce régime : celle d’Albert Ondo Ossa, économiste et universitaire. L’homme politique et ex-candidat se déclare toujours vainqueur du scrutin.

Albert Ondo Ossa persiste et signe, il se proclame vainqueur de la présidentielle de 2023 au Gabon. L’économiste dénonce l’élection organisée en 2025 de Brice Clotaire Oligui Nguema. “Il y a un organisme chargé de l’organisation de l’élection présidentielle. Cet organisme a donné des résultats le 27 août 2023. Ces résultats je les ai, le putschiste en chef Oligui Nguema les a, l’ancien président les a. Et sur des principes de droits, de ce point de vue, je suis le candidat élu” affirme sur TV5MONDE, Albert Ondo Ossa.

Le Gabon traverse une séquence historique, marquée par des tensions persistantes et une recomposition du pouvoir. Le 26 août 2023, les Gabonais sont appelés aux urnes pour départager le président sortant, Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009, et son principal rival, Albert Ondo Ossa, candidat unique d’une large coalition d’opposition.

Mais très vite, le scrutin est entaché de soupçons. Avant même la fin du vote, Albert Ondo Ossa dénonce des “fraudes” et revendique la victoire, appelant le chef de l’État à quitter le pouvoir. Dans la foulée, les autorités prennent des mesures drastiques : coupure d’Internet, instauration d’un couvre-feu et restrictions des rassemblements.

Lire aussi : Gabon : les grands défis de l’après-Bongo

L’élection de 2023 devait marquer un tournant. Ali Bongo est proclamé vainqueur avec environ 64 % des voix, contre près de 30 % pour Albert Ondo Ossa. Des chiffres immédiatement rejetés par l’opposition, qui dénonce alors un scrutin biaisé. Quelques heures après l’annonce des résultats, un groupe de militaires renverse le régime et annule le scrutin.

À la tête de cette transition, le général Brice Oligui Nguema promet un retour à l’ordre constitutionnel. Celui-ci intervient en avril 2025 avec une nouvelle élection présidentielle. Brice Oligui Nguema est élu président avec environ 94,85 % des voix, dans un scrutin marqué par une forte participation.

Un score écrasant contesté par Albert Ondo Ossa qui remet en cause le nouvelle Constitution gabonaise adoptée le 29 décembre 2024. “Ce n’est pas une élection. Une élection afin qu’elle soit valide repose sur un texte, or la Constitution n’a pas eu la majorité qualifiée, parce qu’elle reposait sur un texte, le référendum qui n’a même pas eu la majorité qualifiée” affirme l’économiste. La Cour constitutionnelle a validé la victoire du oui avec 91% des suffrages et une participation de 54%. Elle instaure une limite d’âge de 70 ans pour les candidats à la présidentielle, ce qui a disqualifié Albert Ondo Ossa âgé alors de 71 ans en 2025

Albert Ondo Ossa affirme avoir été privé de sa victoire. “La même communauté internationale si je me réfère à ‘l’Union africaine est revenue là-dessus pour dire que ce n’est pas une élection et que l’on doit revenir à l’ordre républicain. C’est ce pourquoi je me bats. Je suis sûr que Oligui Nguema, ce putschiste en chef va partir parce qu’il est illégitime” indique Albert Ondo Ossa.

Il critique également la gestion actuelle du pays, notamment la coupure des réseaux sociaux depuis le 17 février 2026. “C’est une preuve de la fragilité du pouvoir qui montre le handicap qu’ils ont du point de vue de la politique et du point de vue du droit”, ajoute l’universitaire. De son côté, le pouvoir justifie cette suspension en raison de la « récurrence de contenus diffamatoires portant atteinte à la dignité humaine, à la stabilité des institutions et à la sécurité nationale ».