AFRIQUEMEDIUM.COM-En Afrique sud la justice a ordonné ce jeudi la reprise d’un procès pour corruption, maintes fois reporté, visant l’ex-président Jacob Zuma, accusé d’avoir touché il y a plus de 25 ans des pots-de-vin du groupe français de défense Thales, également poursuivi.
L’ex-chef de l’État (2009-2018), âgé de 84 ans, doit répondre de 16 chefs d’accusation de fraude, corruption et racket liés à l’achat, en 1999, de matériel militaire auprès de cinq sociétés d’armement européennes alors qu’il était vice-président.
Il est accusé d’avoir empoché plus de quatre millions de rands (environ 600.000 dollars au taux de l’époque, 513.000 euros), notamment du groupe français Thales, qui était une des entreprises attributaires du juteux contrat d’une valeur globale avoisinant 2,8 milliards d’euros.
Le géant français de la défense est également poursuivi pour corruption et blanchiment. M. Zuma, comme Thales, ont toujours nié ces accusations.
Le dossier a connu de nombreux reports et rebondissements et jeudi, le juge Nkosinathi Chili, du tribunal de Pietermaritzburg (est de l’Afrique du Sud), a estimé que le procès, débuté en mai 2021, devait reprendre « dans l’intérêt de la justice », rejetant une nouvelle demande de report.

